Technique du scanner


OCT660 GE

Qu’est-ce qu’un scanner ?

Comme pour chaque examen radiologique, la technique utilise un appareillage émettant un faisceau de rayons X, parfaitement contrôlé, dont les principes généraux sont regroupés dans une fiche technique éditée par la Société Française de Radiologie : FICHE INFO RADIOPROTECTION PATIENTS

Cette technique d’imagerie permet d’explorer le corps humain, en coupes millimétriques et grâce à de puissants logiciels informatiques, d’obtenir des reconstructions volumétriques en 3D. Les renseignements apportés par cet examen sont souvent déterminants pour porter un diagnostic précis de nombreuses maladies.
Presque tous les organes peuvent être explorés par scanner. Le protocole utilisé est généralement spécialisé et adapté aux zones étudiées, selon les organes : angioscanner, coroscanner, myéloscanner, coloscanner, arthro-scanner, dentascanner…
Le scanner utilise des rayons X et malgré les progrès technologiques constants, réalisés sur les appareils les plus modernes, il est important de bien cibler les indications. En matière d’irradiation des patients, rien n’a pu être démontré à ce jour, dans le domaine du diagnostic, compte tenu des faibles doses utilisées et des précautions prises pour limiter au strict minimum la zone examinée.

Toutefois, des précautions concernant les femmes enceintes doivent être prises systématiquement. C’est pourquoi il est important de signaler si vous pouvez être dans ce cas.

Déroulement de l’examen

Le patient est allongé, généralement sur le dos, sur un lit qui se déplace automatiquement dans un large anneau. L’équipe médicale est positionnée à proximité, derrière une vitre protectrice, et communique avec le patient par l’intermédiaire d’un microphone.
Selon la zone étudiée, les bras sont allongés le long du corps ou derrière la tête.

L’examen est généralement très rapide, et ne dure que quelques minutes. La coopération est essentielle pour obtenir des images de qualité : il est donc important de rester immobile pendant la durée de l’examen et de cesser de respirer quelques secondes, à la demande du technicien.
Certaines explorations spécifiques nécessitent, selon le cas :
• une injection intraveineuse de produit de contraste, le plus souvent au pli du coude,
• de boire une boisson opaque au rayons X, au goût mentholé,
• ou plus rarement d’avoir un lavement.

Quels produits utilise-t-on et que ressentirez-vous ?

Lorsque cela s’avère nécessaire au diagnostic, des produits à base d’iode, opaques aux rayons X, seront utilisés. Le type de ces produits et leurs modalités d’administration seront adaptés à chaque cas par le médecin radiologue, qui se réfère aux informations générales et aux antécédents qui lui sont médicaux transmis.
Cet examen est indolore dans l’immense majorité des cas. En cas d’injection intraveineuse, de produit de contraste, une sensation de chaleur au moment de l’injection, ou encore un goût bizarre dans la bouche, ne sont pas rares.

1 – Risques liés à l’injection de produit iodé

Toute intervention sur le corps humain, même conduite dans des conditions de compétence et de sécurité optimales, comporte un risque de complication. L’injection est un acte très courant, habituellement très bien toléré, cependant, comme pour tout médicament, des effets secondaires non désirables peuvent survenir :

  • Petit hématome au point d’injection : l’aiguille très fine peut rarement provoquer la formation d’un petit hématome, toujours sans gravité, qui se résorbera spontanément en quelques jours.
  • Fuite d’une partie de produit de contraste : sous l’effet de la pression, un passage de produit peut se produire sous la peau, au niveau de la veine. Cette complication est très rare (un cas sur plusieurs centaines d’injections) et généralement sans suite grave,mais pourrait nécessiter exceptionnellement l’application d’un traitement local.
  • Réaction allergique : l’injection de produit iodé peut entraîner une réaction d’intolérance, imprévisible, généralement transitoire et sans gravité.sont plus fréquentes. Ce type d’incident survient le plus souvent chez un patient aux antécédents allergiques ou ayant déjà subit une injection mal tolérée. Le traitement préventif est simple.
  • Troubles cardio-vasculaires : les réactions d’intolérance peuvent être exceptionnellement plus sévères, se traduire par des troubles plus importants et nécessiter un traitement de réanimation auquel le personnel est entrainé. Le risque de décès extrêmement rare, est inférieur à un cas sur 100 000.
  • Accidents rénaux : liés à l’injection de produit iodé, très rares, surviennent notamment chez certains sujets, atteints de maladies fragilisant le rein, telles qu’une insuffisance rénale chronique ou un diabète, et peuvent évités par un bilan sanguin bien ciblé.

En cas d’identification d’un facteur de risque particulier, des précautions spécifiques sont systématiquement prises, afin de réduire au minimum un éventuel incident.

Pour en savoir plus, téléchargez la FICHE INFORMATION SFR DES PRODUITS DE CONTRASTE, éditée par la Société Française de Radiologie.

2 – Risques liés aux rayons X

Comme tout examen radiologique, le scanner médical n’est pas sans risque, il est donc essentiel. de prendre certaines précautions, avant de le réaliser. Afin d’éviter les effets d’une irradiation inutile au diagnostic, il est souhaitable d’utiliser une protection des parties du corps non explorées, l’abdomen et la région pelvienne doivent être protégés par un tablier en plomb.

En matière d’irradiation du corps humain, rien n’a pu être démontré dans ce domaine, compte tenu des faibles doses utilisées et des précautions prises pour limiter au strict minimum, la zone examinée. Ainsi, pour des irradiations à dose faible, les effets néfastes sur l’organisme sont négligeables.

Néanmoins, certaines situations nécessitent une irradiation plus élevée afin de mieux préciser la pathologie (par exemple dans le cas d’un examen de l’ensemble du corps et de tous les organes en une seule séance, dans le cadre du bilan général d’extension d’une maladie). D plus des irradiations répétées et inutiles augmentent alors les risques de cancer induit.

Dans le cas d’une femme enceinte, il est établi que le foetus est extrêmement sensible aux irradiations, surtout durant les premiers mois de la grossesse. Il est donc capital que l’indication d’un scanner chez une femme enceinte soit parfaitement bien posée, en concertation avec le médecin prescripteur et le radiologue qui réalise l’examen.

Pour en savoir plus, téléchargez :

Résultats

Pour un diagnostic performant, il est essentiel de fournir tout renseignement complémentaire que vous jugerez utile pour cet examen.

  1. La demande de votre médecin (ordonnance, lettre….)
  2. Votre dossier radiologique (radiographie, échographie, scanner, IRM …)
  3. La liste écrite des médicaments que vous prenez

Après votre examen, les premiers résultats vous seront commentés, puis les images seront minutieusement analysées par le médecin radiologue, et confrontées à votre dossier médical pour établir le rapport définitif. Le compte-rendu écrit sera disponible dans l’heure, adressé par courrier, à votre médecin et accessible en ligne sur le site : cse-radiologie.com.

Téléchargez la FICHE INFORMATION SCANNER, qui répondra aux principales questions que vous vous posez.

N’hésitez pas à poser les questions qui vous préoccupent à l’équipe médicale du CSE.

  • Par email : contact@cse-radiologie.com 
  • Par téléphone : 01 42 38 66 66