Densitométrie osseuse


Discovery

Qu’est-ce qu’une densiométrie osseuse ?

Comme pour chaque examen radiologique, la technique utilise un appareillage émettant un faisceau de rayons X, parfaitement contrôlé, dont les principes généraux sont regroupés dans une fiche technique éditée par la Société Française de Radiologie : FICHE INFO RADIOPROTECTION PATIENTS

Pour détecter l’ostéoporose avec exactitude, l’ostéodensitométrie utilise une technologie radiologique à double énergie ou DEXA (Dual energy X-ray absorptiometry). La densitométrie est un examen rapide, très peu irradiant et totalement indolore, qui permet de quantifier précisément la perte osseuse. L’analyse porte généralement sur 2 sites : le rachis lombaire et la hanche gauche, et peut être complétée par l’étude du poignet droit.

L’ostéoporose est une perte graduelle de calcium, qui rend les os plus minces, plus fragiles et donc susceptibles de se fracturer.

Lorsque la densité osseuse déterminée est faible, le médecin traitant ou le rhumatologue peut proposer un traitement afin de prévenir une fracture avant qu’elle ne se produise (les plus fréquentes sont les fractures du col du fémur, les fractures du poignet et les tassements vertébraux). La densitométrie est également très efficace pour apprécier les effets du traitement de l’ostéoporose. Le test de densité osseuse est fortement recommandé dans certaines situations :

  • Une femme ménopausée sans traitement substitutif ;
  • Antécédents personnel ou familial de fracture de la hanche ou de tassement vertébral ;
  • Morphotype particulier : femme ménopausée grande ou mince ;
  • Antécédents pathologiques particuliers : tabagisme, diabète, hyperthyroïdie, … ;
  • Prise médicamenteuse responsable d’une perte osseuse (corticoïdes comme la Prednisone, anti-épileptiques comme le Dilantin,…) ;
  • Survenue récente d’une facture après un choc léger.

L’utilisation d’un nouveau logiciel appelé le TBS (Trabecular Bone Score), permet l’analyse originale de l’architecture osseuse dans le même temps que l’évaluation de sa densité, rendant l’estimation du risque de fracture, bien plus performant.

La ménopause est une période sensible dans la vie d’une femme. Vous trouverez de nombreux CONSEILS HYGIENO-DIETETIQUES POUR LA MENOPAUSE, pour vous être utile.

Déroulement de l’examen

Après avoir ôté les vêtements comportant des éléments métalliques, la patiente s’allonge sur la table d’examen. Le détecteur, guidé par un rayon lumineux, passe lentement au-dessus de la zone à examiner. Il est important de rester parfaitement immobile pendant l’examen, pour que l’image soit claire et analysable.

La durée de l’examen est de moins de 20 minutes.

Résultats

 

Les résultats sont interprétés par le radiologue qui enverra un rapport complet au médecin traitant, qui vous proposera un éventuel traitement en fonction des résultats. Les résultats comportent deux notes fondamentales :

Note T — Cette valeur définit la masse osseuse comparativement à celle d’un jeune adulte, du même sexe, avec masse osseuse maximale et permet d’estimer le risque de fracture, du site exploré :

  • Une note supérieure à -1 DS est considérée normale,
  • Une note de -1 DS à -2.5 DS : c’est le stade de l’ostéopénie ou perte osseuse débutante,
  • Une note inférieure à -2.5 DS, c’est le stade de l’ostéoporose, définit par l’OMS.

Note Z — Ce nombre correspond à la masse osseuse que vous avez comparativement à celle d’autres personnes de votre âge et sexe. Si elle est très haute ou très basse, cela peut indiquer le besoin de faire d’autres tests médicaux.

Un résultat faible ne doit pas inquiéter, mais aider la patiente à fixer des objectifs ciblés en matière de santé. Comme pour d’autres maladies, la détection précoce est la clé de la prévention d’une plus grande perte osseuse et d’une éventuelle fracture.

En complément de la densitométrie, la mesure de la microarchitecture de l’os, appelée TBS (Score de l’Os Trabéculaire), s’avère indispensable pour une meilleure gestion de l’ostéoporose et des risques de fractures. Cette technologie innovante, couplée au balayage du densitomètre, apporte des renseignements indispensables pour estimer la qualité réelle de l’os analysé.

Téléchargez le Guide TBS du patient pour vous informer sur l’intérêt de cet examen, réalisé systématiquement au CSE, en complément de votre densitométrie osseuse.

Le remboursement de la densitométrie osseuse n’est pas systématique !

Depuis le 1er juillet 2006, l’ostéodensitométrie par méthode biphotonique devait être prise en charge par l’Assurance Maladie sur prescription médicale et pour les patients à risques.
Dans ces cas, elle est remboursée à 70 % sur la base d’un tarif fixé à 39,96 € et les dépassements d’honoraires sont pris en charge par votre mutuelle selon la garantie souscrite. Afin d’établir votre statut, la manipulatrice vous proposera de remplir un Questionnaire Densitométrie, qui reprend l’ensemble des informations détaillées ci-dessous.

Dans quels cas l’ostéodensitométrie est-elle réellement prise en charge par l’Assurance Maladie ?

L’ostéodensitométrie par méthode biphotonique est la méthode de référence pour mesurer la densité minérale osseuse. Elle n’est pas systématiquement prise en charge, mais uniquement sur prescription médicale, pour les patients présentant les facteurs de risques médicaux de l’ostéoporose qui rendent nécessaire cet examen, notamment dans les indications détaillées ci-dessous :

A – Indications de l’ostéodensitométrie pour le 1er examen, permettant sa prise en charge

1 – Dans la population générale (quel que soit l’âge et le sexe) :

  • En cas de signes d’ostéoporose :
    • Découverte ou confirmation radiologique d’une fracture vertébrale (déformation du corps vertébral) sans contexte traumatique ni tumoral évident ;
    • Antécédent personnel de fracture périphérique survenue sans traumatisme majeur (sont exclues de ce cadre les fractures du crâne, des orteils, des doigts, du rachis cervical) ;
  • En cas de pathologie ou traitement potentiellement inducteur d’ostéoporose :
    • Lors d’une corticothérapie systémique (de préférence au début) prescrite pour une durée d’au moins trois mois consécutifs, à une dose ≥ 7,5 mg/jour d’équivalent prednisone ;
    • Antécédent documenté de pathologie ou de traitement potentiellement inducteur d’ostéoporose : hypogonadisme prolongé (incluant l’androgénoprivation chirurgicale [orchidectomie] ou médicamenteuse [traitement prolongé par un analogue de la Gn-Rh]), hyperthyroïdie évolutive non traitée, hypercorticisme, hyperparathyroïdie primitive et ostéogenèse imparfaite.

2 – Chez la femme ménopausée (y compris pour les femmes sous traitement hormonal de la ménopause à des doses utilisées inférieures aux doses recommandées pour la protection osseuse), indications supplémentaires (par rapport à la population générale) :

  • Fracture du col fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au 1er degré ;
  • Indice de masse corporelle < 19 kg/m2 ;
  • Ménopause avant 40 ans quelle qu’en soit la cause ;
  • Antécédent de prise de corticoïdes d’une durée d’au moins trois mois consécutifs, à une dose ≥ 7,5 mg/jour équivalent Prednisone.

B – Indications de l’ostéodensitométrie pour le 2ème examen, permettant sa prise en charge :

  • A l’arrêt du traitement anti-ostéoporotique, en dehors de l’arrêt précoce pour effet indésirable, chez la femme ménopausée ;
  • Chez la femme ménopausée sans fracture, lorsqu’un traitement n’a pas été mis en route après une première ostéodensitométrie montrant une valeur normale ou une ostéopénie, une deuxième ostéodensitométrie peut être proposée 3 à 5 ans après la réalisation de la première en fonction de l’apparition de nouveaux facteurs de risque.

À noter :

Pour chacune de ces indications, l’ostéodensitométrie n’est utile que si le résultat de l’examen peut, à priori, conduire à une modification de la prise en charge thérapeutique du patient.

Pour les femmes ménopausées qui prennent un traitement hormonal substitutif (THS) à des doses utilisées conformes aux doses recommandées pour la protection osseuse, il n’est pas recommandé de réaliser une ostéodensitométrie, car la prévention de l’ostéoporose est déjà assurée par ce traitement.

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